Fonction et formation d’un interprète ?

La formation à suivre pour devenir interprète est longue et difficile car elle demande au moins cinq ans d'études continues. Des exercices d’élocution, des techniques d’orthophonie, des concepts plus ou moins approfondis de philosophie, de psychologie, de droit et d’autres grandes disciplines sont ajoutées à la formation purement linguistique. Toute personne désirant exercer le métier d'interprète doit faire preuve de curiosité, de sang-froid et disposer d’une excellente culture générale. En plus de devoir maîtriser sa langue maternelle, à laquelle s'ajoute la maîtrise d'une ou plusieurs langues étrangères, l’interprète doit être capable de s'adapter à tous les sujets et domaines qui lui sont soumis et être apte à utiliser le vocabulaire adéquat. Cependant, des domaines tels que la génétique ou la physique nucléaire par exemple requièrent l’expertise d’interprètes qualifiés et spécialisés.

Le métier d'interprète : comment ça marche ?

Les interprètes travaillent le plus souvent pour leur propre compte. Ces interprètes indépendants gagnent assez bien leur vie, même si la majorité des sortants des grandes écoles d’interprétariat aspirent à intégrer les organisations internationales. En effet, ces organisations recrutent de plus en plus d'interprètes et offrent une rémunération plus que gratifiante en plus des indemnités de déplacement octroyés. Au cours des différents voyages effectués, qui sont programmés selon les conférences et séminaires internationaux, les interprètes ont l’opportunité de rencontrer des professionnels issus de divers horizons. Malgré la fréquence du recrutement d'interprètes par les organisations internationales, celles-ci sont très exigeantes quant au profil de leurs employés. En effet, en plus des qualités et des qualifications professionnelles mentionnées plus haut, elles exigent de la part des candidats qu'ils soient discrets, loyaux et disponibles.

Pour conclure, il est important de préciser que le métier d'interprète est avant tout un métier de terrain. Ceux qui exercent ce métier dans les organisations internationales pratiquent ce qu'on appelle l’interprétariat simultané, c’est-à-dire qu’ils transcrivent immédiatement tout ce que dit l’intervenant. Ils peuvent le faire soit par le biais d’un microphone, soit en chuchotant à l’oreille de la personne. Cette technique requiert une grande capacité d’écoute et de concentration, ainsi qu’une grande fluidité dans l’utilisation des langues concernées. Les interprètes peuvent aussi pratiquer l’interprétariat consécutif qui consiste à sectionner le discours en plusieurs passages et à les interpréter dès qu’ils sont énoncés. Tout comme l'interprétariat simultané, c'est une technique difficile et utilisée le plus souvent lors des grandes réunions ou pour la traduction de discours officiels. Enfin, il y a l’utilisation du langage des signes qui constitue un domaine encore plus spécialisé que l’interprétariat classique.

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