Le départ à la retraite est un moment souvent difficile à gérer pour certaines personnes. En effet, la diminution des ressources est un souci majeur qui pose bien de problèmes pour faire face à bien de situations. A côté, certaines formes de maladie touchent les personnes âgées, tels les cas de la maladie d’Alzheimer ou d’autres maladies liées au trouble du comportement, l’apparition des scléroses en plaques ainsi que la perte progressive de l’autonomie qui sont souvent irréversibles. L’apparition de ces maladies fait que le maintien à domicile devienne compliqué, voire impossible et dans telle situation, l’entrée en maison de retraite devient donc indispensable. Mais bien que des formes d’aides sociales soient accordées dans ces établissements d’hébergement de personnes âgées, la somme à payer peut demeurer exorbitante pour certaines personnes. Le mieux est donc de se renseigner sur les critères d’accueil, la disponibilité des places et après déduction des aides sociales, de déterminer la somme restante à payer. L’insuffisance des revenus ne doit pas être un empêchement pour intégrer les maisons de retraite. On peut toujours trouver un établissement avec des formules répondant à ses besoins, en fonction de ses moyens.
Les personnes âgées ne disposant que de minimes sources de revenus et dont leurs proches ne peuvent pas aider, ont souvent du mal à supporter les frais à payer pour rentrer dans la maison de retraite qu’elles souhaitent. Lorsqu’aux frais d’hébergement s’ajoutent les frais de soins ainsi que les frais divers pour la restauration et les autres activités, ces personnes se trouvent dans des situations encore plus compliquées. D’autres, qui ont les moyens de se payer « un luxe », par contre, ne rencontrent pas ce genre de problème et peuvent choisir entre les diverses prestations des maisons de retraite ainsi que les options y afférentes.
Les établissements modestes
Les maisons de retraite les moins chères sont celles qui relèvent du secteur public. Représentant la fraction majeure des établissements d'hébergement, les maisons de retraite publiques sont sous la gestion de la commune ou du département. Les personnes âgées autonomes, semi-valides ou dépendantes peuvent avoir accès à ces maisons de retraite publiques qui se situent en général non loin de leur ancien lieu de résidence. Toutefois, la non-disponibilité des places et la longue liste d'attente suite à une demande de plus en plus croissante peuvent être des facteurs de refus.
Les établissements conventionnés et intermédiaires
Si l’on ne peut intégrer les maisons de retraite publiques, pour quelle cause que ce soit, on peut opter pour les maisons de retraite privées, associatives ou commerciales. Et au mieux, on choisira des établissements conventionnés où, comme dans les maisons de retraite publiques, les hébergés bénéficient de l’aide sociale. Il y a l’APL (Aide Personnalisée au Logement) qui servira à supporter en partie, et totalement dans certains cas, les frais d’hébergement. D’autre part, les personnes en perte d’autonomie, dont la dépendance est évaluée selon la grille AGGIR, peuvent avoir accès à l’APA (Allocation pour la Perte d’Autonomie). Sinon, certains établissement proposent des formules de jour qui sont évidemment moins chères que les séjours complets. Cette prestation s’adapte aux personnes semi-valides qui peuvent se faire assister par un proche la nuit. Des séjours à durée déterminée existent aussi : idéal pour l’invalidité temporaire. Pour l’invalidité permanente, on est contraint d’entrer dans les EHPAD (Etablissement d’Hébergement des Personnes Agées Dépendantes) ou les USLD (Unités de Soins Longue Durée) du secteur hospitalier. Les EHPAD sont conventionnés et leurs résidents peuvent avoir accès à l’aide sociale tout en bénéficiant de meilleures conditions.
Les autres types d’établissements
Les personnes qui n’ont pas de difficultés à se payer un hébergement en maison de retraite ont un large choix sur diverses formules, dans les maisons de retraite privées. Les villages retraite comprenant des habitats de tout genre : du studio au pavillon individuel. Les personnes valides peuvent entrer dans les résidences services ou les foyers logement. Les personnes en perte d’autonomie peuvent entrer dans les maisons de retraite médicalisées. En plus de l’assistance médicale, les résidents y ont accès à des services supplémentaires : ateliers, gymnastique…
