Le rachat de crédit d'Emilie Une déchéance qui prenait ses sources de différentes origines. Tantôt, c'était une histoire de cœur qui poussait l'un des amoureux à commettre des bêtises ; tantôt c'était tout simplement des problèmes pathologiques de la psyché qui était à l'origine de diverses atrocités. La plupart des personnes qui passaient ainsi aux urgences étaient pour ainsi dire irrécupérables car avaient déjà bien souvent commis l'irréparable. Emilie, désolée par ces situations, avait décidé d'aider le personnel standardiste des urgences lorsqu'elle pouvait à répondre aux appels de détresse des personnes en mal de vivre ou sur le point de faire des « grosses bêtises » comme elle aimait à le leur rappeler (entendre par là le suicide). Bref, alors qu'elle était présente au standard un soir, une personne a appelé. Cette personne, de prime abord, semblait psychologiquement plus ou moins équilibrée; toutefois, la détresse se sentait en lui. Sentant que ce « client » allait plaire à Emilie, Stéphanie, une des collègues standardistes d'Emilie le lui passa. C'est ainsi qu'Emilie entendit une voix nasillarde à l'autre bout du fil qui ne cessait de pleurnicher. Emilie, en fine psychologue, lui demanda poliment son nom. L'individu, vraisemblablement un homme, ne daigna répondre. Tout ce qu'il faisait, c'était de continuer de pleurnicher. Emilie réitéra sa question puis tenta de le rassurer par tous les moyens. Un rien rassuré sans doute, l'individu éluda la question d'Emilie. A la place, il annonça qu'il était piégé par la vie et il se demandait s'il ne valait pas mieux «d'en finir » pour s'en sortir. A ces paroles d'un présumé suicidaire ou tout simplement de quelqu'un de désespéré, Emilie entreprit de faire parler l'homme au bout du fil sur l'origine de sa détresse. Elle lui rappela comme on enseignait à un enfant que dans la vie, il y a peut-être beaucoup de problèmes, mais la plupart du temps des solutions existaient aussi pour y faire face. - « Non, non ! Y a pas de solution pour moi mademoiselle… » lui répliqua aussitôt l'homme. - « Comment ça, il n y a pas de solution ? racontez-moi un peu que je puisse aussi analyser le problème ! Vous savez, parfois, il se trouve que d'autres personnes détiennent les réponses et les solutions à des problèmes qu'on se refuse à partager Monsieur. Peut-être que je peux vous aider vous savez ! Et ça, vous n'en saurez rien si vous vous cloîtrez dans votre monde ! Partagez-moi votre détresse, votre fardeau mon bon ami ! On essaiera ensemble de voir comment est-ce que l'on pourra vous l'alléger ! Un long silence de réflexion, sans doute, s'ensuivit après les remarques de l'urgentiste. Puis semblant convaincu par les paroles d'Emilie, l'individu daigna enfin décliner son nom et commencer à lui confier les problèmes auxquels il n'arrivait pas à faire face et l'ont conduit, heureusement pour lui, à appeler les urgences. En fait Raymond, car c'est comme cela que l'homme se prénommait, était un garagiste de trente neuf ans qui connut des déboires financiers après avoir souscrit à un nombre très important de crédits. En effet, les problèmes de Raymond commencèrent à son insu, le jour où il décida sur les instances de sa femme (sans emploi) de souscrire à plusieurs types de crédit pour satisfaire les caprices de celle-ci. En effet, en modeste garagiste qu'il était, Raymond n'avait pas les moyens suffisants d'offrir à sa femme nombre de choses que celle-ci ne cessait de lui réclamer quelques années après leur mariage. En effet, s'étant remarié il y a trois ans de cela avec Céline, après avoir divorcé de sa première épouse avec laquelle il a eu deux enfants, Raymond était pour ainsi dire « coincé » entre la pension alimentaire qu'il devait allouer à son ex-épouse pour subvenir aux besoin de ses deux enfants, et les caprices de sa nouvelle femme qui ne cessait de lui réclamer l'impossible comme l'idée farfelue qu'elle eut un jour de vouloir partir quelques semaines en Polynésie française. Pris entre deux feux, c'est-à-dire entre ses devoirs de père divorcé et ceux d'un époux attentionné envers sa nouvelle épouse, Raymond ne savait plus où donner de la tête. C'est ainsi que sur conseil de Céline, sa nouvelle femme, notre garagiste entreprit de souscrire à plusieurs types de crédits, tel le crédit à la consommation non affecté et affecté qui leur permirent de s'offrir effectivement des vacances à Bora Bora à la grande joie de Céline. En effet, offrant la possibilité aux personnes sans ressources suffisantes pour financer leurs projets ou leurs rêves, le crédit non affecté est un type de crédit facilement disponible qui n'est pas soumis ou affecté à une utilisation précise comme c'est le cas pour le « crédit affecté » qui quant à lui n'est octroyé par les établissements de crédit que pour financer l'achat d'un mobilier. Quelques mois après avoir contracté ces crédits à la consommation, Raymond, déjà « serré » par les mensualités de remboursement, se laissa convaincre une fois de plus par sa femme de souscrire à un crédit-travaux afin de financer la nouvelle lubie de son épouse : l'art-déco. Bref, quelques semaines après cet ultime crédit souscrit, le glas financier sonna pour Raymond. En effet, entre la pension alimentaire et les mensualités de remboursement des crédits auxquels il avait souscrit, Raymond était littéralement étouffé par ses charges : en un mot, il était surendetté. Et comme un vieux principe le prévoyait : « lorsque le bateau coule, les rats prennent la fuite ». Céline, sa prodigue de femme, lui annonça qu'elle souhaitait se séparer de lui car il n'avait pas, selon elle, jamais réussi vraiment à l'aimer comme il faut. Ce fut sans doute l'évènement de trop pour Raymond. N'ayant plus selon lui de perspective d'avenir radieux, il se laissa aller peu à peu jusqu'à dernièrement envisager le « grand saut ». - « Voilà, vous comprenez maintenant pourquoi je veux en finir mademoiselle » annonça t-il à Emilie une fois son histoire finie. Emilie, émue par le sort de Raymond, le rassura que malgré ces coups durs rien n'était terminé, qu'il n'avait pas le droit de baisser les bras. D'autant plus qu'une solution s'offrait pour l'aider à remonter la pente selon elle. Cette solution, c'était le RACHAT DE CREDIT. -« C'est quoi encore que cela ? » claironna Raymond à l'autre bout du fil. C'est alors qu'Emilie eut l'occasion de confier à ce dernier qu'elle aussi avait connu une telle situation de surendettement à une époque et que pour s'en sortir elle avait fait appel au système du « rachat de crédit ». - « C'est un service offert par un organisme financier spécialisé, Raymond. Je précise tout de suite : rien à voir avec les services classiques offerts par les banques ! Celui-là, il est dispensé par les établissements spécialisés en rachat de crédit afin d'alléger les dettes des personnes endettées. Le système est simple : en fait, l'organisme de rachat de crédit va régler vos dettes auprès des banques qui vous ont octroyé du crédit. Une fois ceci fait, vous n'aurez plus en face de vous que l'organisme de rachat de crédit auprès duquel vous devrez désormais régler une seule et unique mensualité au lieu des multiples mensualités que vous aviez à débourser auparavant. Ils appellent ça le regroupement de crédit si je ne me trompe pas ! Mais, attendez, ça ne s'arrête pas là ! En effet, pour aider les personnes étouffées par les remboursements de crédits à chaque fin du mois, l'organisme de rachat de crédit met aussi en place en sus du regroupement de crédit permettant de payer une seule mensualité pour la globalité des crédits, un allègement de cette unique mensualité. C'est-à-dire qu'ils abaissent considérablement le taux des mensualités jusqu'à 60%, selon les cas. D'autre part, ils étalent sur une période plus longue le délai de remboursement prévu au départ. Bref, grâce à ce système, les gens super endettés comme vous Raymond pourront re-épargner et redémarrer, dans votre cas, une nouvelle vie. Je sais bien que la solution que je vous propose ne résoudra pas tous vos problèmes, mais en tout cas, elle constitue une des clés d'un nouveau départ dans la vie pour vous Raymond ! Vous voyez, dans la vie, rien n'est impossible! Ayez confiance en vous et dans la vie Raymond ! Pour le reste, vous trouverez toujours des gens à qui faire appel pour vous aider à vous en sortir. Et j'en fais partie ! »
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