La perte de sable sur les plages de l'ile de Saint-Barthélémy est un phénomène naturel mais il tend à s'intensifier depuis le passage de l'ouragan Luis en 1995. En effet, plusieurs plages de l'ile dont celle de Saint Jean et celle de Flamands subissent en moyenne deux fois par an, un mouvement naturel de sable. Pendant l’hiver, de septembre jusqu’au mois d’avril, le sable est transporté puis stocké à l’extrémité Est de la plage. A partir du mois d’avril et jusqu'au mois de septembre, le mouvement s'inverse : le sable est transporté puis stocké à l’extrémité Ouest. Tout cela est tout à fait normal et se produit sans l'intervention de l'homme. Mais depuis les années 90, avec l'intensification de la fréquence et de la puissance des ouragans, l'équilibre est de plus en plus précaire. Résultat : aucune des plages du Nord de l’île n’a retrouvé son volume de sable initial. Et une plage sans sable, c'est un vrai manque à gagner pour le tourisme ! Si globalement les plages de la moitié Ouest de Saint-Barthélémy ont retrouvé naturellement l'équilibre, la situation sur la plage de Saint-Jean elle (située au Nord) ne cesse d'inquiéter les riverains. Cette plage a pourtant fait l'objet d'un ré-ensablement en 2000 avec l'apport de 8000 m3 mais malheureusement, cette action s'est avérée un échec puisque le sable pris sur le récif corallien n'a jamais intégré la « navette » naturelle ! Pire encore, le récif corallien ensablé a été détruit à 80%. Des études techniques sont actuellement en cours pour trouver une solution définitive à ce problème écologique et touristique.
