Dans la médecine du travail, le travailleur handicapé est défini comme étant une personne qui présente une limitation dans l'exécution de son travail à cause d'un handicap physique ou d'un handicap mental. L'handicap physique peut être une maladie chronique, une blessure de guerre ou toute réduction de la capacité de la personne à faire son travail. Ainsi donc, divers points méritent d'être éclaircis, tant du côté de l'handicapé que de celui de son employeur.
Les différentes entités qui interviennent dans l'emploi des handicapés et leur rôle respectif
La personne handicapée
Un travailleur handicapé a le droit de travailler, tant qu'il est apte à le faire et il peut proposer sa candidature aussi bien dans le secteur privé que publique. Mais avant de travailler, il lui faut, au préalable, prouver et justifier son handicap et le faire évaluer. Il doit savoir qu'il peut bénéficier de formations pour son insertion professionnelle, de rééducations professionnelles, d'aménagement de son lieu de travail, d'obligation d'emploi, d'allocations compensatrices, de garantie de ressources et d'orientation par des organismes de placement d'emploi. Son statut est pareil à celui du travailleur valide sauf que le temps de son préavis, en cas de licenciement est doublé, mais sans dépasser trois mois.
L'employeur
La législation concernant les travailleurs handicapés stipule que les entreprises privées ou publiques employant plus de 20 salariés sont tenues d'avoir dans leur personnel 6% de travailleurs handicapés. Des subventions sont toutefois allouées à ces employeurs tous les semestres et si la capacité de l'handicapé est fortement réduite, l'employeur a le droit de procéder à une réduction de salaire, proportionnelle à l'incapacité de 10% à 20% et ce qui manque est comblé par un complément de rémunération versé à l'handicapé pour qu'il puisse avoir au moins le montant du SMIC.
Les organismes d'aide et de protection des travailleurs handicapés
La COmmission Technique d'Orientation et de REclassement Professionnel ou COTOREP délivre une reconnaissance au travailleur handicapé et évalue son taux d'invalidité selon trois degrés d'incapacité. Selon cette évaluation et selon chaque cas, cette commission l’oriente vers un milieu professionnel adapté ou s’occupe de son placement dans des stages, ou des formations professionnelles, ou des centres de réadaptation. C'est cette entité que la personne handicapée doit consulter en premier lieu pour la diriger et la conseiller dans toutes ses démarches. L'Association de GEstion de Fonds pour l'Insertion professionnelle des Personnes Handicapées ou AGEFIPH, quant à elle, s'occupe de mettre en relation ainsi que de coordonner les besoins de l'entreprise employeur et ceux des employés handicapés, y compris les points concernant les diverses aides, les allocations et compléments de salaire, soulignons entre autres que Cap Emploi fait partie de cette association.
Toutes les orientations du travailleur handicapé sont prises en charge par la COTOREP mais en ce qui concerne les allocations compensatrices et les subventions accordés à l'employeur, c'est l'Etat et l'AGEFIPH qui s'en occupent. Par ailleurs, il faut savoir que les emplois protégés pour ceux qui ne peuvent pas travailler dans les conditions ordinaires font partie des attributions des Centres d'aides par le Travail (CAT) ou des Centres de Distribution de Travail à Domicile (CDTD).
